Vivre dans .l'absence de sa moitié, c'est survivre, c'est errer comme une âme en peine, c'est ne plus voir ou sentir ce qui nous entoure, c'est un manque permanent, c'est l'enfer. Il serait si doux de s'endormir pour ne plus se réveiller et revoir son amour. Comment peut-on continuer à vivre sans celui qui alimentait tout le fonctionnement vital ? Pourquoi le temps continue-t-il d'avancer ? Pourquoi les oiseaux volent ils toujours ? Et pourquoi mon c½ur bat-il encore ? L'air dans mes poumons m'est insupportable. Le monde est comme une espèce de machine en papier mâché. Au premier orage, elle se désagrégera. Depuis son départ, un morceau de moi est parti. Un gouffre béant au sein de ma poitrine et pourtant, je sens battre à cent à l'heure cet organe qui est absent, disparu avec Lui. Les autres qui m'entourent ne sont qu'ombres, je ne les entends qu'à peine, mon c½ur et mon esprit sont ailleurs, vers Lui, pour Lui. Toujours. L'amour est la vie & nous perdons l'amour de notre vie. Chez moi le mal est douleur physique, c'est une main dans mon ventre qui écrase mon c½ur, un coup dans ma gorge qui m'empêche de déglutir puis de respirer, mes membres se raidissent, la tête bourdonne, mes yeux inondent mes joues.. A ma façon je meurs un peu de son absence. Et le reste, bien sur est dépeuplé. Je ne vois plus rien que ma souffrance, je ne vois plus personne. Non, il n'y a plus rien. Il n'y a plus Lui. Lui.. Depuis ce vingt & un octobre maudit, je ne te vois plus. Mais non coeur continu de t'aimer & de battre malgrès ce manque invivable. Je ne pouvais pas te perdre. Mais je suis lâche, & je t'ai laissé aux mains de ces inconnus qui ne semble pas comprendre, que sans toi, je ne suis plus rien. Plus rien du tout. J'ai plus le gout à rien, j'ai une seule envie, pouvoir te revoir, te serrer contre moi, & te dire une dernière fois combien je t'aime. Putain. Hidalgo, tu me manque.